Nephrologie

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PHYSIOPATHOLOGIE

• Les hématuries urologiques correspondent à une lésion anatomique mettant en communication des vaisseaux sanguins et un conduit urinaire (du fond d’un calice jusqu’à l’urètre prostatique).

• Les hématuries d’origine rénale (néphrologiques) sont le plus souvent dues à une maladie glomérulaire. Elles peuvent être la conséquence :
- d’anomalies congénitales de la composition de la membrane basale (syndrome d’Alport) ;
- de lésions acquises de la membrane basale (foyers de nécrose et de prolifération glomérulaire observés dans les syndromes de glomérulonéphrite rapidement progressive ou subaiguë maligne) ;
- de mécanismes mal précisés (glomérulonéphrite mésangiale à dépôts d’IgA, aussi appelée en France maladie de Berger). On ne sait pas pourquoi dans certaines maladies glomérulaires, les hématies (diamètre 7 µM) traversent la membrane basale alors que la perméabilité de celle-ci aux protéines n’est pas augmentée.

• Les hématuries macroscopiques d’origine glomérulaire sont émises sans caillots contrairement aux hématuries d’origine urologique, grâce à la mise en jeu de systèmes fibrinolytiques dans la lumière tubulaire.

[(D’une manière générale, une hématurie supérieure à 100 éléments/mm3 est la conséquence de lésions glomérulaires prolifératives et/ou nécrosantes, accompagnant une néphropathie à fort potentiel de gravité. C’est souvent le signe inaugural des glomérulonéphrites rapidement progressives, avec prolifération extracapillaire.
)]