Nephrologie

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VII. Évolution

Le LED est une maladie chronique qui évolue par poussées de gravité variables.

Entre les poussées, les phases de rémission sont plus ou moins longues.

La maladie est plus sévère en cas  :
- de début pédiatrique ;
- chez les sujets noirs ;
- chez les hommes.

L’activité de la maladie s’atténue après la ménopause.

Sans traitement, le lupus systémique met en jeu le pronostic vital. Historiquement les glomérulonéphrites prolifératives avec activité (classe IVA d’aujourd’hui) étaient associées à une mortalité > 90 % deux ans après leur diagnostic.

Le taux de survie à 5 ans est supérieur à 90 %. Le taux de survie à 20 ans est de 80 %.

Les causes de mortalité précoce sont  :
- poussée lupique incontrôlée ;
- thrombose (SAPL) ;
- infection (complication du traitement).

La principale cause de mortalité à long terme est cardiovasculaire (infarctus et accident cérébral vasculaire). L’athérosclérose accélérée est en partie liée à l’utilisation des corticoïdes. Viennent ensuite les cancers et les infections.

Les causes de morbidité à long terme sont  :
- une nouvelle poussée de la maladie ;
- une séquelle d’une poussée (insuffisance rénale chronique, hémiplégie…) ;
- maladies cardiovasculaires (AVC, angor…) ;
- atteintes osseuses (ostéoporose, fracture, ostéonécrose aseptique…) ;
- susceptibilité aux infections ;
- trouble de la mémoire ;
- néoplasie (pas de lien direct avec le lupus).

Les traitements utilisés pour prévenir la morbidité et la mortalité à court terme participent à la morbidité et mortalité à long terme.