Nephrologie

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II. SYNDROME NÉPHROTIQUE

A. Définition

Le syndrome néphrotique a une définition strictement biologique qui associe  :
-  une protéinurie supérieure à 3 g/24 heures chez l’adulte (> 50 mg/kg/j chez l’enfant) ;
- une hypoalbuminémie inférieure à 30 g/L.

Le syndrome néphrotique est qualifié de pur s’il n’est accompagné  :
-  ni d’hématurie microscopique ;
-  ni d’hypertension artérielle ;
-  ni d’insuffisance rénale organique, qui peut être initialement difficile à distinguer d’une insuffisance rénale fonctionnelle.

Le syndrome néphrotique est qualifié d’impur s’il est associé à un ou plusieurs des signes précédents.


B. Physiopathologie du syndrome néphrotique  :
mécanismes et lésions élémentaires initiales

Le passage d’une grande quantité d’albumine dans l’urine résulte d’un trouble de la perméabilité capillaire glomérulaire lié à  :

1. une anomalie de la structure de la membrane basale glomérulaire ;

2. une perte des charges électronégatives de la membrane basale glomérulaire  : c’est le cas dans la néphrose idiopathique ;

3. des anomalies des cellules glomérulaires ou des dépôts de protéines isolés ou combinés dans les glomérules (voir « Pour en savoir plus »).

La protéinurie du syndrome néphrotique contient essentiellement de l’albumine ou des protéines de poids moléculaire supérieur à l’albumine  :
-  la fuite urinaire d’albumine dépasse les capacités de synthèse hépatique, provoquant ainsi une hypoal-buminémie ;
-  la symptomatologie clinique est dominée par le syndrome œdémateux.