Bandeau
nephrologie manuel n°7
Slogan du site
Descriptif du site
Fiche flash ÉPIDÉMIOLOGIE ET RÉSULTATS DE LA...
logo imprimer

 1. ÉPIDÉMIOLOGIE ET RÉSULTATS DE LA TRANSPLANTATION D’ORGANES

Environ 5 750 transplantations d’organes/an (pour 18 000 inscrits en attente de greffe).

Survie actuarielle à 10 ans :

— rein : survie patient 85 %, greffon 62 % ;

— foie : survie patient 62 % ; greffon 57 %.

— cœur : survie patient 54 % ; greffon 54 %.

 2. ASPECTS ÉTHIQUES DES TRANSPLANTATIONS D’ORGANES SOLIDES

4 grands principes éthiques inscrits dans la loi de bioéthique :

— le consentement présumé (inviolabilité du corps humain) ;

— la gratuité du don (non patrimonialité du corps humain) ;

— l’anonymat du don ;

— l’interdiction de publicité.

 3. ASPECTS LÉGAUX

a. Prélèvement chez un donneur décédé

Diagnostic rigoureux de mort encéphalique (clinique, EEG, artériographie).

Règles de sécurité sanitaire : évaluation du risque de transmission d’une maladie infectieuse, traçabilité.

b. Prélèvement chez un donneur vivant (organes concernés : reins, foie, poumon)

Sujet majeur informé et consentant.

Consentement vérifié par : Comité Donneurs vivants ; Président du Tribunal de grande
Instance.

Personne concernée : apparenté (famille élargie), conjoint, toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins 2 ans avec le receveur, toute personne apportant la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins 2 ans avec le receveur ; don croisé.

 4. L’AGENCE DE LA BIOMÉDECINE

Gestion de la liste des patients inscrits sur la liste d’attente de greffe, répartition et attribution des greffons selon un score national, régional et local.

 5. BASES IMMUNOLOGIQUES DU REJET D’ALLOGREFFE

Deux acteurs principaux :

— chez le donneur : Complexe Majeur d’Histocompatibilité à la surface des cellules du greffon ;

— chez le receveur : lymphocytes T (rôle majeur dans le rejet cellulaire au cours duquel les lymphocytes T activés infiltrent le greffon et attaquent l’épithélium tubulaire) ; lymphocytes B (rôle majeur dans le rejet humoral où les anticorps anti-HLA ciblent l’endothélium des capillaires péri-tubulaires et glomérulaires).

Le test du cross match est nécessaire avant toute transplantation rénale.

 6. PRINCIPES DU TRAITEMENT IMMUNOSUPPRESSEUR

Cibles : activation et prolifération lymphocytaire :

— déplétion des lymphocytes T circulants (Ac anti-lymphocytaires) ;

— inhibition du 1er signal d’engagement du récepteur T (ciclosporine, tacrolimus, corticoïdes) ;

— inhibition du deuxième signal (bélatacept) ;

— inhibition du troisième signal :

  • inhibition de l’action de l’IL-2 sur son récepteur (basiliximab)
  • inhibiteurs de mTOR (sirolimus, évérolimus)
  • inhibition de la prolifération cellulaire (acide mycophénolique, azathioprine) ;

— nécessité d’un traitement d’induction et d’un traitement d’entretien qui associe deux à trois immu-nosuppresseurs de classe différente.

 7. COMPLICATIONS DE LA TRANSPLANTATION D’ORGANES

La plupart sont communes à tous les transplantés

— complications immunologiques : rejet cellulaire, rejet humoral ;

— complications médicamenteuses : néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine ;

— complications infectieuses :

  • bactériennes (germes communautaires, atypiques, ou opportunistes)
  • virales (CMV, BK virus en transplantation rénale, diarrhée à norovirus) ;
  • parasitaires (pneumocystose)

— complications néoplasiques (cutané le plus fréquent) ;

— complications cardio-vasculaires : première cause de décès avec greffon fonctionnel.

Mots-clés associés



Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.16