Bandeau
Manuel de NÉPHROLOGIE 8 e édition
Slogan du site

Ce site fonctionne avec SPIP3 et bénéficie du squelette ESCAL élaboré par JC Villeneuve de la Délégation Académique pour le Numérique Educatif de l’Académie de Lyon et de l’assistance la communauté Escal

27-SYNTHÈSE : LA CLASSIFICATION DES NÉPHROPATHIES

Manuel CUEN 2018 27-SYNTHÈSE : LA CLASSIFICATION DES NÉPHROPATHIES

 Le mode de classification le plus répandu est anatomo-clinique

Il utilise comme fil conducteur la lésion initiale et prédominante de l’un des quatre éléments du parenchyme rénal :
- le glomérule ;
- les tubules ;
- le tissu interstitiel ;
- les vaisseaux.

On distingue donc :

- les néphropathies glomérulaires ;
- les néphropathies tubulaires ;
- les néphropathies interstitielles ;
- les néphropathies vasculaires.

Suivant la vitesse et la durée d’évolution de la maladie rénale, on distingue les néphropathies aiguës des néphropathies chroniques.

Avec le temps, les néphropathies tubulaires chroniques s’accompagnent toujours d’un retentissement interstitiel et les néphropathies interstitielles chroniques s’accompagnent toujours d’un retentissement tubulaire. On les a donc regroupées sous le nom de néphropathies tubulo-interstitielles chroniques.

On distingue donc :
- les néphropathies glomérulaires (aiguës et chroniques) ;
- les néphropathies tubulaires aiguës ;
- les néphropathies interstitielles aiguës ;
- les néphropathies tubulo-interstitielles chroniques ;
- les néphropathies vasculaires (aiguës ou chroniques).

 Définition des néphropathies

A. Les néphropathies glomérulaires
Elles peuvent être classées selon leur caractère aigu ou chronique (cf. tableau 1). Elles peuvent aussi être classées selon leur caractère primitif ou secondaire (cf. chapitres 8, 10, 11, 12 et 13).

B. Les néphropathies tubulaires aiguës
L’atteinte prédominante est la nécrose des cellules tubulaires ± associée à un œdème interstitiel et à une infiltration cellulaire interstitielle (leucocytes).

C. Les néphropathies interstitielles aiguës
Il y a atteinte prédominante de l’interstitium avec un œdème interstitiel et surtout une infiltration cellulaire interstitielle (leucocytes) ± associée à de la nécrose tubulaire.

D. Les néphropathies tubulo-interstitielles chroniques
L’atteinte de l’interstitium se caractérise par la présence d’une fibrose interstitielle et d’une atrophie tubulaire, ± associées à une infiltration cellulaire interstitielle (leucocytes).

E. Les néphropathies vasculaires (cf. chapitre 18).

Tableau 1 : Classification des néphropathies
. Aiguës Chroniques
•Néphropathies

glomérulaires

•GNA post-infectieuse

  • GNRP
  • Néphropathies lupiques
•Néphrose lipoïdique (LGM)
  • HSF
  • GEM
  • GNMP
  • Néphropathie à IgA
  • Néphropathie diabétique
  • Amylose (AA et AL)
  • Syndrome d’Alport
  • •Néphropathies tubulo-interstitielles •Nécrose tubulaire aiguë

    • Tubulopathie myélomateuse
    • Néphropathies interstitielles aiguës
    •Néphropathies tubulo-interstitielles chroniques
    •Néphropathies

    vasculaires

    •Néphroangiosclérose maligne

    • Microangiopathie thrombotique
    • Thrombose aiguë

      (PAN, syndrome 

      des anti-phospholipides)

    • Maladies des emboles 

      de cristaux de cholestérol

    • Crise sclérodermique
    -*Néphroangiosclérose bénigne
  • Néphropathies ischémiques
  • Sclérodermie
  • GNA = glomérulonéphrite aiguë,
    GNRP = glomérulonéphrite rapidement progressive,
    LGM = lésion glomérulaire minime,
    HSF = hyalinose segmentaire et focale,
    GEM = glomérulonéphrite extra-membraneuse,
    GNMP = glomérulonéphrite membrano-proliférative,
    PAN = périartérite noueuse.


    Ce site bénéficie du squelette ESCAL élaboré par JC Villeneuve de la Délégation Académique pour le Numérique Educatif de l’Académie de Lyon et de l’assistance la communauté Escal
    pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs pucesquelette puce RSS

    2018-2020 © Manuel de NÉPHROLOGIE 8 e édition - Tous droits réservés
    Haut de page
    Réalisé sous SPIP
    Habillage ESCAL 4.2.20